Originaire de Brooklyn, berceau du hiphop US où l’on a vu naître des Biggie Smalls, des Wu-Tang Clan ou des Jay-Z, Eli Sostre a été bercé par le rnb et le rap dès son plus jeune âge. C’est à Marcy Houses, lieu où Jay-Z a passé son enfance, qu’Elias aka Eli Sostre a grandi avec sa mère. Il admet même avoir déjà rencontré Jigga plusieurs fois lors des fêtes de noël lorsqu’il était gamin. C’est l’une des raisons qui ont fait que Jay-Z est devenu un modèle dans le monde de la musique aux yeux d’Elias.

Inspiré et façonné par Late Registration de Kanye West et In my mind de Pharrell Williams, Eli Sostre se lance durant ses années de lycée dans la production de beats et instrumentales avec son meilleur ami qui n’est nul autre que Soriano. Il fait alors ses classes sur FL Studio et se décide petit à petit à poser sur ses prods, il avoue d’ailleurs être content d’avoir commencé le beatmaking avant le rap car cela lui permet maintenant d’élaborer et calibrer ses productions en fonction de son flow et des idées qu’il a en tête.

UN HOMME DE L’OMBRE

Eli Sostre alors âgé de 22 ans décide de se lancer et lâche 3 sons courant 2014 : For the night, Maui & With the homies et nous dévoile sa vibe singulière et sa touche artistique. C’est en revenant sur ces sons de ces débuts que l’on comprend la démarche musicale qu’a tenté d’imposer Eli au fil de sa carrière.

Ce qu’il faut savoir à propos d’Eli Sostre c’est que c’est une personne réservée et se définit lui-même comme quelqu’un d’introverti, il a mis un certain temps à assumer sa musique. C’est un artiste de l’ombre il préfère mettre en avant sa musique plutôt que sa personne, c’est pour cette raison qu’il s’affiche très peu sur les réseaux et qu’il n’est encore apparu sur aucune interview vidéo.

L’UPCOMER

L’année qui suit est une bonne année pour Eli en termes de production puisqu’il va produire une partie de l’album « Happening in the grey area » de son ami très proche : Amir Obé et posera même un featuring sur le son « Still no good ». Par la suite il produira également le track « All black » pour Shawn Harris. L’année 2015 est une année pleine pour lui et le motivera à bosser d’arrache-pied pour pouvoir sortir un projet propre à lui.

L’une des choses que l’on ne peut pas reprocher à Eli Sostre c’est d’être productif, il explique lui-même qu’il est « workhaolic » et qu’il passe le plus clair de son temps au studio à la recherche de nouvelles sonorités ou mélodies. Il précise d’ailleurs qu’il travaille mieux la nuit ou dans le noir car il est plus enclin et en phase avec ses émotions, c’est un homme de l’ombre au sens propre comme au figuré.

Entre temps Elias continue à produire pour Amir Obé et participe à l’élaboration de « One Night thing » track tiré du mini-EP « Won’t Find love in the hills » sortie en mars 2016. C’est durant cette année 2016 qu’Eli Sostre va se décider à sortir un projet solo et il ne se fait pas prier puisque le 27 juillet 2016 le jeune new-yorkais sort son premier EP composé de 10 titres et intitulé : Still up at night qu’il postera sur la plateforme Soundcloud et qui le relèvera au grand public. Des prods clouds et homogènes dont presque l’intégralité produite par Eli et Soriano, des vocals et des variations de voix travaillés, un flow lent et chanté qui fait mouche. Eli Sostre nous a fait part de ses hauts et ses bas, de ses relations sentimentales et de toutes ces choses qui l’ont amené à dévoiler ce projet. On y trouve des bangers comme « Vibe With » qui a eu son clip par la suite ou « New Pirelli » mais aussi des joyaux de prods comme avec « Ain’t love strange » et son sample de saxo ou « Hunt you down ». Toute cette homogénéité et les émotions que l’on ressent à travers les sons nous donne un premier EP plus qu’abouti pour Elias Sostre.

LA CONFIRMATION DU ROOKIE

Suite à ce franc succès et au très bon retour du public (+ de 4millions d’écoutes du EP sur soundcloud), Elias Sostre ne s’arrête pas en si bon chemin et décide de faire patienter ses fans jusqu’à la sortie de son futur album. Sa productivité est encore mise en valeur puisque d’octobre 2016 jusqu’à juin 2017 il sortira 5 sons bonus : Neighbors en feat avec Pollari, Same pain, Glass produit par Boi-1da, Hold You down & Blame et nous donnera un preview de ce que à quoi ressemblera le futur album. C’est justement 1 an presque jour pour jour, le 26 juillet 2017 que sort le tant attendu album « Sleep is for the weak » composé de 12 titres et entièrement produit par son bras droit, Soriano. Un album qui vient confirmer ce que l’on espérait du rapper/singer new-yorkais avec une ambiance sombre mais mélodieuse, des beats percutants, un véritable « late night drive mood » qui vient presque faire suite à son premier EP. Avec un univers et un flow chantant bien à lui il nous fait part de ces déboires avec les femmes et ses romances à travers des sons comme « Let you go » ou « Make me stay ». Elias Sostre ne déçoit pas et c’est ça qui fait de lui un artiste à part entière, il arrive à nous transmettre ses émotions dans un album solide, il n’y aucun son à jeter et comme ce qui a été dit pour son EP, l’ensemble des tracks est homogène c’est ce qui fait sa force.

Comme il le dis si bien dans les titre de ses projets (Still up at night et Sleep is for the weak) mieux vaut rester éveillé et travailler dur dans sa musique plutôt que de dormir puisque dormir c’est pour les faibles. Visiblement cette philosophie porte ces fruits puisqu’Eli Sostre commence à se faire un nom dans la scène RNB US avec 2 projets complets et validés qui montre déjà toute l’étendue de son talent. Ce qui nous laisse présager un Eli Sostre on fire pour son futur projet surtout après avoir écouté son nouveau son « Not right now ». Alors si jamais vous ridez en voiture tard le soir, n’hésitez pas à écoute du Eli Sostre pour vous imprégnez de sa vibe et ses émotions.

Micaël DCV